Cancer du côlon : Causes, symptômes et traitements

Maladies du colon

Encore appelé cancer colorectal, le cancer du côlon est l’un des cancers les plus fréquents. Chez les femmes et les hommes, ce cancer représente respectivement la 2e et la 3e cause de décès avec plus de 17 000 morts chaque année. Il se forme dans le rectum ou le côlon avec un risque qui s’accroît suivant l’âge. Il est principalement diagnostiqué au sein des populations de plus de 50 ans.

Bien que les sujets atteints aient une survie de 63 %, seuls un diagnostic et une prise en charge précoces permettent d’optimiser la guérison. Entre causes, symptômes et traitements, on vous dit tout sur ce mal.

Quelles sont les causes du cancer du côlon ?

À la base, il faut reconnaître que les causes d’apparition d’un cancer ne sont que partiellement établies. Il relève généralement d’une croissance anarchique des tissus. Dans le cas du cancer colorectal, il provient d’une prolifération des excroissances bénignes appelées polypes colorectaux. Ceux-ci apparaissent à l’intérieur du colon et peuvent se transformer en tumeurs cancéreuses. Ils sont parfois à l’origine de certains malaises digestifs.

Une fois ces polypes apparus sous forme de petites boules, certains facteurs à risques sont susceptibles de les aggraver. Par exemple, le tabagisme et l’alcoolisme multiplient le risque de survenue du cancer du côlon par 4. D’autres facteurs à risques sont entre autres :

  • l’insuffisance d’activités physiques ;
  • les excès de viande, de graisses ou de protéines ;
  • l’obésité ;
  • une alimentation pauvre en légumes ;
  • des antécédents de cancer et les maladies inflammatoires.

De plus, certaines maladies génétiques telles que le polype adénomateuse familiale ou le syndrome de Lynch augmentent potentiellement le risque de survenue du cancer colorectal.

Quels sont les symptômes et signes du cancer du côlon ?

Généralement, les symptômes du cancer colorectal n’apparaissent que tardivement, et ceci à un stade avancé. Les polypes entraînent parfois des hémorragies lentes et persistantes dans le colon qui s’évacuent par les selles. Ces pertes de sang restent le plus souvent invisibles, mais peuvent être la cause d’une anémie ferriprive.

Certains sujets atteints du cancer du côlon présentent des métastases, des troubles du transit digestif, diarrhéique ou des constipations. Ils peuvent parfois être victimes de douleurs abdominales. La fréquence et l’intensité des différents symptômes dépendent du niveau d’avancement de la tumeur. Lorsqu’elle n’est pas détectée et traitée à temps, celle-ci se propage vers les glandes lymphatiques, le foie et d’autres organes à risque.

Comment traiter le cancer du côlon ?

Une fois le cancer du côlon diagnostiqué via un dépistage, il est possible de le traiter et d’en venir à bout. Toutefois, cette prise en charge dépendra de l’âge du patient, de la localisation, de la taille et de la typologie de la tumeur. Lorsque cette dernière ne s’est pas propagée aux autres organes, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Lorsque le cancer est dans une phase critique, il est conseillé de recourir à la colostomie pour créer un anus artificiel.

Idéalement, c’est la radiothérapie et la chimiothérapie qui sont recommandées. Ces méthodes de traitement constituent des thérapies ciblées. Elles bloquent les récepteurs dont l’intervention est nécessaire à la survie de la tumeur, de façon à éviter toute récidive.

En outre, il est important d’adopter une alimentation diversifiée tout en faisant régulièrement des activités physiques.